Présentation du TONFA de sécurité

1. Rapide présentation

Le TONFA est l'une des armes constituant la panoplie des KOBUDO traditionnels développés depuis le XVème siècle.

 

 

 

 

 

L'histoire du tonfa (appelé aussi tuifa ou tongwa en art martial) est intimement liée à celle de l'île d'Okinawa, située au sud du Japon. En 1409, le roi Sho Hashi unifiait les territoires d’Okinawa et interdisait la possession et l’usage des armes aux paysans et autres civils, par crainte des révoltes populaires.

Deux cents ans plus tard, soit en 1609, les armes ont à nouveau été confisquées par le Régime. Cette interdiction a contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs « à mains nues »... Ainsi naissait l'Okinawa-te, l'ancêtre du Kara-te (karate).

 

De plus la population de pêcheurs et d'agricuteurs de l'île d'Okinawa ne disposaient, pour repousser les envahisseurs armés, que d'outils agraires, rames, chaînes, etc. outils et autres "ustensiles" qui détournés de leur usage premier devinrent au fil du temps des armes redoutables.

Les KO-BUDO (ou KOBUDO) que nous connaissons y plongent leurs racines.

Pour information quelques outils agraires alors utilisés comme armes :

BO (le bâton long), KUE (la houe du jardinier), SEYRYUTO (la machette…), NUNTI (le harpon du pêcheur), KAMA (les faucilles), SAI (les fourches), EKU (la rame), SURUCHIN (la chaine lestée ou bolas), TONFA (poignée de meule)... etc.

Par opposition les armes du KO-BUJUTSU (ou KOBUJUTSU) sont celles destinées à des mercenaires et par là même parfaitement entrainés et préparés. Les armes du KO-BUJUTSU sont connues et se retrouvent, à quelques détails prés, dans quasiment toutes les armées.

Ces armes sont : KEN (le sabre), TANTO (le couteau), WAKIZASHI (le sabre court), NAGINATA (la hallebarde), YARI (la lance), BO (le bâton)…

L'histoire a montré que l'être humain peut faire preuve d'une imagination sans limite pour anéantir ses semblables !

Depuis peu le TONFA est devenu une arme à caractère non létal, pour les services de police plus particulièrement. Le TONFA de sécurité porte également le nom de "bâton de police à poignée latérale".

Le TONFA est donc simultanément présent dans l'art martial traditionnel et dans les techniques d'intervention modernes.

Ces deux versants se complétant l'un l'autre. Toutefois c'est le second qui, plus particulièrement, est proposé et travaillé à ESCAMAR dans le cadre du SHINTAÏ-BUDO.

Il est entendu que seuls les adultes ont accès à ces techniques !

Enfin l'unité de valeur (MOKUROKU) de TONFA de sécurité peut être présentée à l'examen de ceinture noire 4ème DAN FEKAMT pour celles et ceux qui le désirent.

2. Techniques avec un TONFA de sécurité

La tenue du TONFA évolue avec la pratique...depuis les techniques de base jusqu'aux techniques les plus complexes (dites techniques "supérieures").

Sont donc travaillés :

- L'acquisition des techniques de base

- Les défenses sur tentative de saisie

- Les défenses sur coups de poings, coups de pieds

- Les défenses sur attaques au bâton court

- Les défenses sur attaques avec une batte

- Les défenses sur attaques avec un couteau

- Les défenses au sol

- Les moyens d'amener

- Le contrôle et le menottage

Les techniques effectuées ainsi que la saisie du TONFA de sécurité évoluent avec la dextérité de chaque pratiquant et son niveau de maîtrise de l'arme. Enfin il faut rappeler que le Tonfa est, en France, une arme de 6ème catégorie : voir la législation pour plus d'informations sur le sujet.

Association ESCAMAR

SHINTAÏ-BUDO (Ecole de JIU-JIUTSU)

Centre Multisports
Chemin de Montargues 07200 AUBENAS