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Le SHINTAÏ-BUDO

Comme il est écrit à de multiples reprises, le SHINTAÏ-BUDO est une école de "JIU-JIUTSU"; à noter qu'on trouve de nos jours l'écriture JU-JITSU ou JU-JUTSU.

Le SHINTAÏ-BUDO se réclame des JIU-JITSU anciens, et plus concrètement des SHIN BU-JITSU (techniques de combat "rénovées") ce qui nous procure un socle encore plus large.

Pour autant, les techniques de combat "poings-pieds" ne sont pas sans rappeler celles du kick-boxing... source d'inspiration et surtout de formation. D'ailleurs, en SHINTAÏ-BUDO il n'est pas rare de parler le "low kick, middle kick, high kick" en lieu et place de "mawashi gedan, mawashi chudan, mawashi jodan"... Idem pour les autres frappes, qu'elles soient effectuées avec les poings ou bien les pieds.

Une analogie peut être effectuée avec les divers coups de poings : direct (droit, gauche), crochet, uppercut, swing (coup de poing balancé)... etc.

Concrètement cela se traduit par une très grande richesse technique et culturelle offerte par le SHINTAÏ-BUDO. Enfin le rapprochement avec la NBJS (voir la page d'accueil du site à ce sujet) ne fait que renforcer les prestations offertes par notre école.

Il faut entendre par SHIN BU-JITSU les techniques de combat "rénovées", apparues environ vers la fin du XIXe siècle... Comme les SHIN BU-DO (ou SHIN-BUDO). Depuis 1868 environ, on distingue les SHIN BUDO (nouveaux arts martiaux à travers les sports) des SHIN BU-JITSU (techniques de combat "rénovées").

Pour faire simple et court l'histoire des Arts martiaux Japonais peut se résumer en trois temps :

1- A partir du VIe siècle le Japon adopte un système de centralisation politique : commence alors l'ascension irrésistibles des castes guerrières et de luttes pour le pouvoir entre clans féodaux, lesquels se livrent des guerres sans merci. C'est le temps des BU-JITSU avec des techniques de combats plus ou moins primitives testées et expérimentées au cours des terribles guerres civiles au XIIe et XIIIe siècles. Il n'y a "organisation" ni classification des techniques de combat...

2- Vient ensuite le temps des BUGEI : les guerres deviennent endémiques, les techniques utilisées par les guerriers (samouraïs) sont de plus en plus étudiées et codifiées (GEI = nomenclature, méthode, classification). C'est aussi le temps où s'individualisent les écoles (RYU1) devenant - de fait- concurrentes... avec tout ce que cela présuppose en termes de rivalités, d'affrontements...

3- Vient enfin le temps des BUDO (DO = Voie). L'Histoire est maintenant bien connue : en 1603 le shogun TOKUGAWA Ieysasu établit son gouvernement militaire (BAKAFU) à Edo. Ses successeurs mettent fin aux guerres civiles qui ravagent le pays et imposent par une dictature féroce une longue période de "paix", tout en isolant le pays du reste du monde...

Par la force des choses les anciennes techniques guerrières ont donc été détournées de leur fonction première et sous la contrainte du gouvernement EDO l'esprit belliqueux du samouraï se "transforme" au fil du temps en une esprit "docile"...

Le BUGEI tend peu à peu vers les BUDO où les techniques à visée strictement militaire devinrent progressivement physiques et spirituelles. C'est l'époque des KO-BUDO (à ne pas confondre avec les KO-BUDO issus d'Okinawa et qui font usage d'armes issues d'outils agraires pour pour nombre d'entre-eux...).

C'est vers la fin du XIXe siècle qu'apparaîtrons les SHIN BU-JITSU (les BU-JITSU "rénovés") et les SHIN-BUDO (les "nouveaux" BUDO)...

Ceci étant les arts martiaux japonnais sont extrêmements variés. L'Occident n'en connaît que peut : Ju-Jitsu, Aïkido, Karaté, Judo, Kendo.... mais il en existe bien plus ! Un ouvrage paru en 1843 (BO-JITSU RYUSO ROKU) fait état d'au moins 159 écoles majeures d'Arts martiaux... d'autres sources indiquent des centaines d'écoles de JIU-JIUTSU (ou JU-JITSU).

Il est donc évident qu'il ne peut y avoir UN SEUL mais DES JIU-JIUTSU, cette diversité s'étant élaborée au fil des temps...

Le SHINTAÏ-BUDO est un de ces JIU-JIUTSU mais adapté à la société qui nous environne : il permet à chacun la pratique d'un Art martial d'une rare efficacité sans renier en quoi que ce soit l'acquis culturel de chacun d'entre nous.

Le SHINTAÏ-BUDO se pratique dans le respect et la tolérance et demeure accessible au plus grand nombre.

Peut-on donner une définition du JIU-JIUTSU ?

"[...] A notre époque féodale, il y avait une quantité d'exercices guerriers tels que la lutte, le tir à l'arc, l'usage des lances, etc., etc.
Parmi ces exercices, il y en avait un, appelé JIU-JIUTSU. C'était un exercice complexe qui comprenait principalement les moyens de combattre sans arme, tout en se servant à l'occasion de poignards, de sabres et autres armes.
Les procédés d'attaque consistaient surtout à jeter, à frapper, à suffoquer, à immobiliser l'adversaire au sol, à courber ou à entrelacer ses bras ou ses jambes de manières à provoquer une douleur ou une fracture.

Mais on y enseignait aussi l'usage du sabre et du poignard et du bâton.

Nous avions en même temps de nombreuses manières de nous défendre contre des attaques de ce genre. Cet exercice, dans sa forme primitive, existait dès notre époque mythologique, mais son enseignement systématique en tant qu'art date d'il y a 350 ans, à peu près. [...]"

Cet extrait est tiré d'une conférence au Caire effectuée par le Maître Jigoro KANO (1860-1938), créateur du JUDO.

A noter cependant que le mot Jiu-Jiutsu (ou Ju-jitsu ou également ju-jutsu) se trouve dans quelques livres hollandais d'avant l'an 1600. C'était le nom typique dans la période Tokugawa, qui dura 300 ans avant la période militaire Meiji. Il est aussi appelé Yawara ou Toride, ou même judo dans de très vieilles écoles, telles que Shibukawa, Tchokushin, Kito, etc. Mais le mot judo abandonné ne fut officiellement reconnu qu'en septembre de la 16ème année de l'ère Meiji, grâce au travail et aux efforts du Maître Jigoro KANO (extrait de Judo International, Éditions A.M.I.)

A noter qu'une émission sur France Inter "Kawaishi, le père du judo français" traitait de l'avènement du JUDO en France et évidemment du JU-JITSU. Pour (ré)écouter c'est ici.

Présentation succincte de l'école d'Arts martiaux qui propose le SHINTAÏ-BUDO

L'association ESCAMAR créée en 1995 et déclarée en préfecture quelques temps après, est à Aubenas, petite ville d'environ 12000 à 13000 habitants, "capitale" de l'Ardèche méridionale.

ESCAMAR propose le SHINTAÏ-BUDO, école de JIU-JIUTSU. Cet Art martial s'appuie donc sur une structure associative à but non lucratif : tous les enseignants, sans exception, sont bénévoles ! Notre école s'attache à préserver une certaine vision des arts martiaux où la technique et la recherche de l'efficacité priment... vision qu'une pratique exclusivement sportive pourrait, sans doute aucun, faire disparaître !

Pour autant le programme des "challenges techniques" ou coupes "d'expression technique" est en cours de rénovation compte tenu des évolutions multiples. Des détails sont accessibles dans l'onglet prévu à cet effet.

Au travers de l'apprentissage du SHINTAÏ-BUDO nous proposons certes une pratique physique et sportive mais également une éducation culturelle et éthique.

Le SHINTAÏ-BUDO repose sur socle solide : SHIN-GI-TAI.

- SHIN : LE MENTAL, L'ESPRIT, L'INTELLIGENCE

- GI : LA TECHNIQUE, L'HABILETE

- TAÏ : LE PHYSIQUE, LE CORPS

 

Notre école forme, certes, des pratiquant(e)s d'Arts martiaux mais avec un niveau culturel qui ne cesse de s'étendre au fil des grades DAN.

 

La fédération de tutelle

Le SHINTAÏ-BUDO, via l'association qui promeut cette discipline est affilié à la FEKAMT (fédération européenne de karaté-do et arts martiaux traditionnels). La FEKAMT est habilitée à délivrer des grades DAN (Dan FEKAMT) :

EN APPLICATION DE RECENTES DECISIONS DE JUSTICE DEVENUES DEFINITIVES, AYANT AUTORITE DE LA CHOSE JUGEE*, LA FEKAMT EST HABILITEE A DELIVRER LE " DAN FEKAMT " A SES ADHERENTS, SANS CONTREVENIR AUX DISPOSITIONS DE LA LOI FRANCAISE.
*(Cour d'Appel de Montpellier n°1388 du 16/10/2008, Cour de Cassation Chambre Criminelle n°442 du 20/01/2009 , Cour d'Appel d'Orléans n°2009/633 du 3 novembre 2009.)

Note 1 : Terminologie

RYU = dragon : classiquement, c'était une communauté formée par un ensemble de disciples (MONJIN), de quelques pratiquants à plusieurs milliers, suivant un enseignement (RYU GI = ensemble de techniques codifiées et théorie explicative), donné par un professeur (SENSEI = celui qui détient la connaissance avant les autres, celui qui enseigne parce qu'il sait, mais aussi tous ceux à qui l'on doit le respect... en Grèce par exemple il se serait agi d'un mentor), en fait un homme d'expérience.

Pour entrer dans un RYU (dans tous les RYU si on choisit son Maître... on ne choisit pas ses disciples), il faut avoir été recommandé par plusieurs sommités, ou parrains (TORIMOCHININ ou AZUKARININ), des garants issus du RYU lui-même. L'introduction d'un nouvel élève étant toujours considéré comme une affaire grave, le maître faisant faire une enquête sur le postulant, au préalable toujours présenté par ses parents adoptifs ou non. Il faut en effet déceler s'il ne s'agit pas d'un intrus, tentant de s'infiltrer dans l'école pour essayer de voler les techniques au profit d'un autre RYU. Ceci fait, l'impétrant, généralement membre du clan et fils de SAMOURAI, signe de son sang (KEPPAN = une goutte de sang issue d'une entaille faite au pouce, au petit doigt ou ailleurs) le document d'inscription (EMEIROKU = en fait un règlement intérieur à l'école qui implique la garde absolue du secret des enseignements).

Ce KEPPAN permet ensuite d'être inscrit sur une petite plaquette de bois, le MAFUGADAKE (suspendue aux corniches du DOJO, elle servait de carte d'identité pour chacun des élèves du RYU, du plus ancien au plus jeune, elle pouvait être brisée et brûlée quand le Maître estimait que l'élève avait "failli"; ce sont la licence, le livret BUDO et le blâme fédéral d'aujourd'hui) ; et puis c'est l'échange de petits cadeaux, et des toasts (KEMPAI), la coupe de SAKE servie par les assistants est au quart pleine pour le nouveau, mais totalement pleine pour le SENSEI ; rite fait à l'époque devant le petit autel SHINTO en présence des intermédiaires, enfin sont partagés le riz, le poisson, le sel (comme dans nos religions judéo-chrétiennes). Quelquefois ces ingrédients sont en partie mêlés au SAKE (alcool de riz), ou au SHOSHU (alcool de patate).

Le secret absolu, sous-entend qu'un homme du peuple (HEININ) n'a pas accès à priori à cet enseignement et que le RYU lui-même est "caché" (KAGE), ce qui est loin d'être toujours vrai. Ce secret (?), outre qu'il permet au nouveau venu de s'intégrer plus fortement à la lignée, donne une garantie de valeur (plus le RYU est secret, plus il est attirant... Et bien sûr, plus la technique est mystérieuse, plus elle est recherchée !)

Inscrit, l'élève devra suivre une période probatoire où il n'apprend pas de techniques, mais où il est chargé des travaux ménagers, où il a la garde des effets du Maître, où il procède à l'entretien du DOJO. Ainsi reclus, loin des passions perturbatrices (BONNO), c'est en somme un domestique, quelquefois un souffre douleur, souvent comme à l'époque de la Grèce antique un "jeune compagnon"... En tout état de cause il ne peut au mieux qu'épier les entraînements. Cette période d'impatience dite de purification (noviciat), était évidemment destinée à mettre à jour le véritable caractère de l'élève, à savoir si celui-ci pouvait partager avec les membres du RYU, et avec le Maître ce lien très spécial qui soutenant la tradition, reste le gage d'une fierté partagée comme d'une vie en commun jusqu'à la mort... à savoir le GIRI (obligation difficilement traduisible en Français, même par... devoir, ou alors avec une connotation très différente du devoir à l'occidentale, c'est en effet plus une dette, la dette de cœur vis à vis de tous ceux qui ont participé activement à la bonne marche du RYU, qu'une quelconque obligation. Par exemple, encore dans les années 50, le postulant à la ceinture noire "devait" savoir choisir sa femme... expliquait Maître KAWAISHI, ce qui ne devait pas être complètement faux, compte tenu du nombre de BUDOKA qui ont du cesser en effet la pratique des arts martiaux pour cause d'épouse, de compagne, ou de petite amie... non compatible... a priori...).

 

 

Association ESCAMAR

SHINTAÏ-BUDO (Ecole de JIU-JIUTSU)

Centre Multisports
Chemin de Montargues 07200 AUBENAS

Pour aller plus loin encore, diverses rubriques qui au fil du temps s'enrichiront (et sans doute se multiplieront) sont proposées ci-dessous.

Les rubriques sont en accès total ou en accès partiel, c'est selon... Dans le cas d'un accès partiel, quelques pages seulement sont consultables. Pour la visualisation du document dans son entier, alors il faudra demander un jeton.

Ce jeton, à durée de vie limitée, pourra être obtenu grâce au formulaire spécifique attaché à la rubrique concernée.

Nous vous souhaitons une agréable lecture !

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